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Cet hymne métaphysique
à la beauté et à la mort qu'est l'absolu chef-d'oeuvre d'Arnold
Bôcklin a suscité depuis plus d'un siècle énormément de commentaires
picturaux et j'ai longtemps attendu avant d'affronter cette problématique
de l'hommage.
Ma mélancolie naturelle, ma nostalgie d'un âge d'or artistique
et mon goût morbide pour l'inéluctable qui ternit la beauté avaient
déjà préparé ma main et mon esprit à cette approche. Mais ma vitalité
naturelle se refusait à cet ultime voyage dans l'absolu.
Alors la barque qui allait vers le lieu funèbre et final est revenue
vers nous dans un mouvement panique car il n'était pas encore
l'heure de chercher le lieu de repos. L'île a pris alors l'éclat
d'une pierre précieuse pour surséduire , mais nous
sommes restés sur la rive pour voir le coeur sanglant de loin. |