Oeuvre
de commande assortie de quelques contraintes. Au cours d'un dîner
dominé par la verve de cet écrivain sulfureux, nous
parlions de l'âge d'or du grand portrait dans la peinture
française avec beaucoup de nostalgie et Roger Peyrefitte
déplorait la quasi-absence de ce genre de défi dans
l'art contemporain (excepté chez Salvador Dali, Claudio
Bravo et quelques autres...) je lui rétorquai que personne
ne se prêtant au jeu, l'inexistence de commanditaire ne
pouvait engendrer ce type d'oeuvre. Sa réponse fut laconique
: Si! moi! » et notre collaboration fut exubérante
à la hauteur du résultat.
(Ce portrait était accroché face à son lit,
ce qui lui permettait de faire défiler malicieusement les
curieux dans son intimité). |